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Sommaire (7)
  1. 01TL;DR
  2. 02Compte professionnel pour SASU/EURL : une obligation légale absolue
  3. 03Le dépôt du capital social : la première étape incontournable
  4. 04Banques traditionnelles, banques en ligne, néobanques : quel compte pro choisir ?
  5. 05Tarifs et frais d'un compte pro SASU/EURL : à quoi s'attendre en 2026 ?
  6. 06La garantie des dépôts : le point de vigilance essentiel
  7. 07Comment ouvrir un compte pro et déposer son capital en pratique ?
Néobanques pro & freelance

Compte pro pour SASU et EURL en 2026 : depot de capital et choix

Créer votre SASU ou EURL en 2026 ? Ce guide complet détaille l'obligation de compte pro, le dépôt de capital, et compare les tarifs des banques et néobanques pour faire le bon choix.

Équipe Bankoscope
Publié le 16 avril 2026 · mis a jour le 3 juin 2026 · 9 min de lecture
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TL;DR

Pour créer une SASU ou une EURL en 2026, l’ouverture d’un compte professionnel est une obligation légale stricte. Ce compte est indispensable pour la première étape : le dépôt de capital social, qui permet d’obtenir l’attestation nécessaire à l’immatriculation de votre société. Vous avez le choix entre les banques traditionnelles (plus chères, service personnalisé), les banques en ligne (rares pour les sociétés) et les néobanques (agiles, moins chères, 100% en ligne). Les tarifs des comptes pro démarrent autour de 0 € à 10 € HT/mois chez les acteurs en ligne comme Indy, Shine ou Qonto, mais peuvent dépasser 30-40 €/mois dans les banques traditionnelles. Une différence cruciale réside dans la garantie des fonds : 100 000 € via le FGDR pour les banques, contre un mécanisme de cantonnement pour la plupart des néobanques.

Compte professionnel pour SASU/EURL : une obligation légale absolue

Contrairement à un auto-entrepreneur qui bénéficie d’une tolérance, un créateur de société ne peut pas y échapper. La loi française, via le Code de commerce, impose à toute société à capital social (SASU, EURL, mais aussi SAS et SARL) de disposer d’un compte bancaire dédié à son activité professionnelle, et ce, dès sa création.

Cette obligation répond à deux impératifs fondamentaux :

  1. Le dépôt du capital social : Avant même d’être officiellement immatriculée, votre société doit déposer son capital social (les apports en argent) sur un compte bloqué au nom de l’entreprise “en formation”. La banque ou le prestataire choisi vous délivre alors une “attestation de dépôt de fonds”, un document indispensable à joindre à votre dossier d’immatriculation sur le guichet unique de l’INPI.
  2. La séparation des patrimoines : Le compte pro assure une séparation claire et nette entre les finances de l’entreprise et les finances personnelles du dirigeant. Cette distinction est fondamentale pour la gestion comptable, la transparence fiscale et la protection de votre patrimoine personnel en cas de difficultés de l’entreprise.

Utiliser un compte personnel est donc illégal et vous empêchera tout simplement de créer votre société. Il s’agit d’une condition sine qua non pour obtenir votre immatriculation.

Le dépôt du capital social : la première étape incontournable

Le dépôt de capital est l’acte fondateur qui matérialise les apports en numéraire de l’associé unique (ou des associés). Bien que le capital minimum légal soit de 1 € pour une SASU ou une EURL, il est fortement conseillé de prévoir un montant en adéquation avec les premiers besoins de l’entreprise pour assurer sa crédibilité et son fonds de roulement initial.

La procédure, qui peut être réalisée 100% en ligne avec une néobanque, se déroule en plusieurs temps :

  1. Préparation des documents : Vous devrez fournir au dépositaire (banque, néobanque ou notaire) le projet des statuts, une pièce d’identité, un justificatif de domicile du siège social et la liste du ou des souscripteurs.
  2. Versement des fonds : Le dépositaire ouvre un compte temporaire bloqué (ou compte séquestre) au nom de votre société en formation. Vous (et/ou les autres associés) effectuez alors un virement correspondant au montant du capital à libérer.
  3. Obtention de l’attestation : Une fois les fonds reçus et les documents validés, le dépositaire vous envoie l’attestation de dépôt de fonds, généralement sous 24 à 72 heures pour les acteurs en ligne.
  4. Immatriculation : Vous pouvez alors finaliser votre dossier de création sur le portail de l’INPI en joignant cette attestation.
  5. Déblocage des fonds : Après avoir reçu votre extrait Kbis (preuve de l’existence juridique de votre entreprise), vous le transmettez au dépositaire qui débloque les fonds. L’argent est alors transféré sur votre compte professionnel définitif et devient utilisable pour vos dépenses d’entreprise.

Le coût de cette formalité varie de gratuit (inclus dans une offre de compte pro) à environ 100 € chez les acteurs en ligne, et peut être plus élevé chez un notaire ou une banque traditionnelle.

Banques traditionnelles, banques en ligne, néobanques : quel compte pro choisir ?

Le choix de l’établissement pour votre compte pro et votre dépôt de capital dépend de vos besoins, de votre budget et du niveau d’accompagnement souhaité. Chaque option présente des avantages et des inconvénients précis pour une SASU ou une EURL.

  • Les banques traditionnelles (Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale…) : Elles offrent un accompagnement personnalisé avec un conseiller dédié et une gamme complète de services (crédit professionnel, solutions d’épargne, TPE physique, affacturage). Cependant, leurs tarifs sont plus élevés, les processus d’ouverture plus lents et la gestion en ligne moins intuitive que les acteurs récents.

  • Les banques en ligne (Hello bank! Pro, BoursoBank Pro…) : Souvent adossées à de grands groupes, elles proposent des tarifs plus compétitifs. Toutefois, très peu d’entre elles acceptent les sociétés (personnes morales) comme les SASU ou EURL. Leurs offres sont majoritairement réservées aux entrepreneurs individuels (auto-entrepreneurs, professions libérales). Hello bank! Pro est l’une des rares exceptions notables.

  • Les néobanques et comptes pro en ligne (Qonto, Shine, Indy, Finom…) : C’est le choix privilégié par de nombreux créateurs de SASU/EURL. Ils combinent des tarifs très attractifs (dès 0€/mois), une ouverture rapide et 100% en ligne, des outils de gestion intégrés (facturation, notes de frais) et un support client réactif. Leurs limites concernent souvent l’absence de solutions de crédit, de découvert autorisé et des difficultés pour encaisser chèques et espèces.

Voici un tableau comparatif pour vous aider à y voir plus clair :

CritèreBanques TraditionnellesNéobanques / Comptes pro en ligne
Cible principaleTPE, PME, sociétés établiesFreelances, SASU/EURL, TPE digitales
Tarif mensuel moyen25 € - 50 € HT0 € - 30 € HT
Dépôt de capitalPayant (souvent > 100 €)Gratuit ou inclus (0 € - 100 €)
AccompagnementConseiller dédié en agenceSupport client en ligne (chat, email, téléphone)
Services inclusOffre basique, options payantesOutils de facturation, scan de notes de frais, cartes virtuelles
Crédit / DécouvertOuiNon (car ce sont des établissements de paiement)
Dépôt chèques/espècesFacile en agenceLimité ou impossible chez la plupart des acteurs
Garantie des dépôtsFonds de Garantie des Dépôts (FGDR) à 100 000 €Cantonnement des fonds sur un compte séquestre

Tarifs et frais d’un compte pro SASU/EURL : à quoi s’attendre en 2026 ?

Les tarifs des comptes professionnels en 2026 sont très variables. Les néobanques ont tiré les prix vers le bas, forçant les acteurs traditionnels à devenir plus compétitifs, bien qu’ils restent globalement plus chers.

Voici les principaux frais à surveiller :

  • Abonnement mensuel : C’est le coût de base du package. Il va de 0€ (Indy) à plus de 40€ par mois selon la formule et les services inclus (nombre de virements, cartes premium, etc.).
  • Frais de carte bancaire : Souvent incluse dans l’abonnement, mais des cartes supplémentaires ou premium peuvent être facturées.
  • Virements et prélèvements SEPA : La plupart des offres en ligne incluent un nombre élevé, voire illimité, de transactions. Les banques traditionnelles peuvent encore facturer au-delà d’un certain quota. Le virement SEPA instantané est souvent une option payante.
  • Commissions de mouvement : Ce sont des frais prélevés en pourcentage sur les mouvements débiteurs du compte. Ils sont de plus en plus rares dans les offres en ligne mais persistent dans de nombreuses banques traditionnelles.
  • Frais à l’étranger : Paiements et retraits hors zone euro peuvent engendrer des commissions importantes. Pensez à refuser systématiquement la conversion dynamique de change (DCC) proposée sur les terminaux de paiement à l’étranger. Les néobanques sont souvent plus avantageuses sur ce point.
  • Services annexes : Terminal de paiement électronique (TPE), assurances professionnelles, outils comptables avancés sont souvent des options payantes.

Pour un créateur de SASU ou d’EURL avec des besoins standards (carte, virements, gestion en ligne), une néobanque comme Qonto, Shine ou Indy offre un excellent rapport qualité-prix.

La garantie des dépôts : le point de vigilance essentiel

C’est un aspect technique mais crucial pour la sécurité de vos fonds. Tous les établissements ne sont pas logés à la même enseigne, et cela dépend de leur statut réglementaire.

  • Les établissements de crédit (banques traditionnelles et banques en ligne) : Agréés par l’ACPR, ils sont adhérents au Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR). En cas de faillite de la banque, le FGDR vous indemnise à hauteur de 100 000 € par client et par établissement. C’est la protection la plus élevée.

  • Les établissements de monnaie électronique ou de paiement (la majorité des néobanques) : Ils ne sont pas couverts par le FGDR. Ils ont cependant l’obligation légale de protéger les fonds de leurs clients via un mécanisme appelé “cantonnement”. Concrètement, votre argent est déposé sur un compte séquestre dans une banque partenaire (qui, elle, est couverte par le FGDR). En cas de faillite de la néobanque, cet argent est isolé de ses propres actifs et vous est restitué. Bien que robuste, cette protection est différente de la garantie directe du FGDR.

Avant de choisir, vérifiez toujours le statut de l’établissement sur le registre REGAFI de l’ACPR pour connaître le niveau de protection de vos dépôts.

Comment ouvrir un compte pro et déposer son capital en pratique ?

Ouvrir un compte pro pour une SASU ou une EURL en 2026 est une démarche rapide, surtout avec un acteur en ligne. Voici les étapes clés :

  1. Comparez les offres : Utilisez des comparatifs et analysez les grilles tarifaires en fonction de vos besoins futurs (encaissements, paiements internationaux, nombre de transactions, etc.). Pensez à des acteurs comme Qonto, Shine ou Indy pour leur simplicité.
  2. Rassemblez vos documents : Préparez en version numérique votre projet de statuts, votre pièce d’identité et un justificatif de domicile pour le siège social.
  3. Lancez la procédure en ligne : Remplissez le formulaire d’inscription. La procédure de dépôt de capital est généralement intégrée et bien guidée.
  4. Effectuez le virement du capital : Une fois le dossier pré-validé, vous recevrez un IBAN temporaire pour virer les fonds correspondant au capital social.
  5. Recevez l’attestation et immatriculez votre société : Après réception des fonds, l’attestation vous est envoyée. Vous pouvez alors finaliser la création de votre entreprise sur le site de l’INPI.
  6. Activez votre compte : Envoyez votre Kbis définitif à la banque ou néobanque pour débloquer les fonds et activer toutes les fonctionnalités de votre compte professionnel.

Questions fréquentes

Quel est le coût d'un dépôt de capital pour une SASU ou EURL en 2026 ?
Le coût du dépôt de capital varie de 0 € à plus de 150 €. De nombreuses néobanques comme Indy ou Shine l'incluent gratuitement avec la souscription à un compte pro. D'autres, comme Qonto ou Finom, peuvent le facturer seul (ex: 69 € HT). Les banques traditionnelles et les notaires ont généralement des frais plus élevés, souvent supérieurs à 100 €. Il est essentiel de comparer, car un dépôt "gratuit" est souvent lié à un abonnement payant. Pour plus d'informations, consultez le site de economie.gouv.fr.
Puis-je utiliser un compte personnel pour ma SASU ou mon EURL ?
Non, c'est formellement interdit par la loi. Toutes les sociétés à capital social (SASU, EURL, SAS, SARL) ont l'obligation légale d'ouvrir un compte bancaire dédié à leur activité, distinct du compte personnel du dirigeant. Ce compte professionnel est indispensable dès la création pour y effectuer le dépôt de capital, une étape obligatoire pour obtenir l'immatriculation de la société.
Quelle est la différence de garantie entre une banque pro et une néobanque ?
La différence est majeure. Les banques (traditionnelles ou en ligne) qui ont un agrément d'établissement de crédit sont couvertes par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR), qui protège vos dépôts jusqu'à 100 000 €. La plupart des néobanques (comme Qonto ou Shine) ont un statut d'Établissement de Monnaie Électronique (EME). Vos fonds ne sont pas couverts par le FGDR mais sont "cantonnés" sur un compte séquestre dans une banque partenaire, ce qui les protège en cas de faillite de la néobanque. Plus d'infos sur le site du FGDR.
Quel capital social minimum pour une SASU ou une EURL ?
Légalement, le capital social minimum pour une SASU ou une EURL est de 1 € symbolique. Cependant, un capital trop faible peut nuire à la crédibilité de votre entreprise auprès des banques, des fournisseurs et des clients. Il est recommandé de définir un montant cohérent avec les besoins de démarrage de votre activité (premiers investissements, fonds de roulement). Le portail Entreprendre.Service-Public.fr est une ressource de référence pour cela.
Quels documents pour ouvrir un compte pro et déposer le capital ?
Les documents requis incluent généralement : le projet de statuts de la société, une pièce d'identité en cours de validité du dirigeant (et des autres associés le cas échéant), un justificatif de domiciliation du siège social (de moins de 3 mois), et une liste des souscripteurs avec la répartition du capital. Une attestation de provenance des fonds peut aussi être demandée. Une fois la société immatriculée, l'extrait Kbis sera nécessaire pour débloquer les fonds et activer pleinement le compte.
Une banque peut-elle refuser d'ouvrir un compte pro à ma SASU/EURL ?
Oui, une banque a le droit de refuser une ouverture de compte sans avoir à justifier sa décision. Si vous faites face à plusieurs refus, vous pouvez exercer votre droit au compte. Pour cela, vous devez saisir la Banque de France, qui désignera d'office un établissement bancaire tenu de vous ouvrir un compte professionnel avec les services de base.

Comment cet article a ete verifie

  • 5 sources officielles citees (Banque de France, ACPR, REGAFI, FGDR, service-public.fr, Legifrance, DGCCRF + pages tarifaires officielles des acteurs cites).
  • Redige par Équipe Bankoscope, expert finance des TPE, ancien charge d'affaires pro (BPCE Banque Populaire, Credit Agricole), consultant independant TPE depuis 2020.
  • Derniere revue editoriale : 3 juin 2026. Mises a jour chiffrees en continu (tarifs neobanques pro, commissions PSP, seuils legaux Loi PACTE).
  • Affiliation transparente : Bankoscope peut percevoir une commission lorsque vous ouvrez un compte via certains liens partenaires. Cela ne modifie ni le classement ni le contenu editorial. Lire notre politique editoriale.
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